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Gabriel Malleterre est très tôt sensibilisé
au problème de la place des invalides de guerre dans la société
française. Lorsqu'il est lui-même mutilé, il constate
le mouvement de solidarité qui rapproche les victimes de ceux
qui n'étaient pas au front (femmes, personnes âgées...).
Mais il sait qu'avec le temps cette solidarité s'estompe, pourtant
l''invalide doit conserver toute sa place dans la société,
aussi écrit-il, "aide toi et l'Etat t'aidera. Il faut
que chacun se mette à l'ouvrage et produise, au sens propre du
mot, dans la mesure de ses moyens".
Il va donc agir pour tous ceux qui resteront mutilés
à vie.
Le 21 septembre 1915, il est le président fondateur
de l''A.G.M.G. (Association Générale des Mutilés
de Guerre) et y consacrera le meilleur de lui-même jusqu'à
sa dernière heure.
Il fait partie des premiers membres du conseil d'administration
de l'Office national des mutilés et réformés, créé
en mars 1916, qui s'occupe de toutes questions touchant les centres
de rééducation professionnelle ou se rapportant aux intérets
généraux, matériels et moraux des invalides de
guerre.
Il va agir sur l'ensemble de la chaine conduisant à
la reinsertion sociale de l'invalide de guerre :
- pour les soins, il cofonde l'hopital chirugical de
Neuilly sur Seine
- pour la rééducation fonctionnelle, il
suit les travaux de physiothérapie menés à l'hopital
militaire du Grand Palais
- pour la rééducation professionnelle,
il prend modèle sur les écoles de Lyon et Bordeaux.
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